"Il y a deux manières de comprendre le portrait, - l'histoire et le roman.
L'une est de rendre fidèlement, sévèrement, minutieusement, le contour et le modelé, ce qui n'exclut pas l'idéalisation, qui consistera pour les naturalistes éclairés à choisir l'attitude la plus caractéristique, celle qui exprime le mieux les habitudes de l'esprit ; en outre de savoir donner à chaque détail important une exagération raisonnable, de mettre en lumière tout ce qui est naturellement saillant, accentué et principal, et de négliger ou de fondre dans l'ensemble tout ce qui est insignifiant, ou qui est l'effet d'une dégradation accidentelle. (…)
La seconde méthode, celle particulière aux coloristes, est de faire du portrait un tableau, un poème avec ses accessoires, plein d'espace et de rêverie." (Du portrait dans "Écrits esthétiques" Baudelaire)
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J'ai rencontré Nolwenn Leroy, en une belle matinée parisienne. Il semblerait qu'il soit nécessaire de préciser le temps qu'il fait pour planter le décors de ce shooting! Parce qu'il s'est passé comme un instant magique. J'ai découvert une femme très belle, très féminine, sensible et fragile. Il y a de ces êtres qui n'ont pas besoin qu'on les dirigent, naturellement, elle capte la lumière, place son regard, affine sa cambrure. Puis elle s'est mise à chanter quelques titres de son dernier album sorti en novembre dernier "Le Cheschire Cat et Moi". Quatre années de travail pour cet album poétique, plus acoustique, loin, très loin de ce que l'on nous a obligé d'écouter à la sortie de la Star Ac'. Accompagnée par Margaux, sa Harpiste, nous avons vécu un moment à part… "You get me" est d'une beauté qui crée cette exceptionnelle chair de poule jusqu'à la fin du morceau! Quelques confidences sur ce qu'elle vit depuis son couronnement de la machine télévisuelle, et ce système qui fabrique cette sensation de boîte bien rangée qu'il est si difficile d'entrouvrir, d'ouvrir (comme un goût de vécu!). Une solution : le temps, la patience, l'acharnement, la passion…
Rencontré au hasard de Facebook, j'ai aimé son dessin, sa touche d'aquarelle… De ces images trash, il me semble y déceler toute la poésie nécessaire à notre décennie! J'aime aussi l'idée que ce soit un homme… jeune, sorti des Beaux-Arts de Caen puis de Paris. Ces watercolors me touchent, ces coulures et gerçures sont indispensables et sa démarche me plait… tout simplement!!
"La série d’aquarelles ad amatorem s’inscrit dans une démarche de réappropriation iconographique. En effet, la matière première de ces images sont des photographies érotiques amateurs glanées sur internet. Le commun des mortels s’immortalise sortant de la douche, en soirée, se déshabillant, nu sur un lit, promettant au photographe un destin d’amant. C’est d’ailleurs de cet instant dont il est question, celui durant lequel une personne a appuyé sur le bouton d’un appareil photo pour se rappeler éternellement de ce temps, cette « première vision émue, instantanée » si chère a Pierre Bonnard, ce moment où la beauté a surgi, où l’unique spectateur originel – le photographe – regarde avec amour le sujet."
Quand je vous parlais d'une mise au vert, il s'agissait plutôt d'une totale immersion dans la maison écolo…
Maison de 1900, elle faisait partie d'un corps de ferme, scindé en plusieurs maisons dans les années 50. C'est là que mes arrières-grands-parents maternel se sont réfugiés. L'eau et l'électricité ont fait leur apparition dans les maisons, ce sont les seuls luxes modernes dont on dispose ici aujourd'hui. Toilette sèche, chauffage et eau chauffée au poêle à charbon, il est le cœur de la maison.
Quand on arrive ici, quand les beaux jours se font plus nombreux et plus généreux, on pousse la porte d'entrée avec difficulté, on dérange les fourmis et les souris qui avaient trouvé refuge pendant ces longs mois d'hiver. Quand on pénètre dans cette maison, ce sont tous ces souvenirs qui reviennent. Plus de 10 années d'été et de week-end d'adolescence. C'est le seul, je dis bien le seul endroit où l'on partait en vacances avec mes parents. Je ne dis pas que cela a été des vacances merveilleuses tandis que les copines partaient à la mer, mais ce sont les seules que je connaissais. Et puis à l'adolescence, c'était le rendez-vous incontournable et indispensable de l'été. Les gamins des campagnes ne partaient pas en vacances, ils étaient donc tous là, s'ils ne travaillaient pas dans les champs avec les parents. Nous nous retrouvions donc chaque été, une vingtaine, de tous les bourgs alentour. Tous en mobylette, moi avec mon vélo bleu! Nous passions nos journées au baby-foot du café chez Mme Blois, au terrain de tennis ou de foot pour d'interminables parties, et la nuit venue, sous le porche de l'église qui sonnait encore tous les quart d'heure ou dans le cimetière à attendre les feux-follets. Je ne vais pas vous infliger ici la liste des conneries inhérentes à nos jeunes ages, les premières cuites avec le vin remporté à la course à l'œuf, les premières cigarettes, le premier bal du 14 juillet, les premiers flirts, le premier amour…
En somme à chaque fois que je pousse cette fameuse porte d'entrée tout ceci revient comme cette douce odeur de renfermé! C'est à présent au tour de mes enfants de profiter de la fragilité et de la simplicité de cette maison. On dit que c'est une maison de famille, je crois! Ils ont déjà leurs repères, leurs jouets, leurs ustensiles de cuisine, leur coin… Sitôt la porte ouverte, ils se précipitent sur leurs butins de l'année précédente. C'est émouvant cette passation de générations en générations…
J'aime y venir seule avec les enfants, c'est un moment privilégié où chacun vaque à ses occupations.
En véritable maîtresse de maison, je mets en route le compteur d'eau et d'électricité, branche et remplie le frigo presque centenaire!, il ronronne comme une Harley Davidson! Je décharge la voiture, fais le tour du propriétaire, inspecte, ôte les protections sur les lits, toujours avec cette curiosité d'y découvrir des nids de souris! J'ouvre l'armoire grinçante, y sors les draps de lin frais qui sentent la campagne! C'est bien, c'est simple, ça fait du bien!
Le décorum participe à ce dépaysement. Ma mère a sans aucune difficulté contribué au prolongement de l'âme de cette maison. Mon arrière grand-mère, Marthe, était sorcière, elle parlait aux esprits, faisait tourner les tables, tirait les cartes (d'où mon obsession pour la Dame blanche…) tandis que le grand-père, Henry, se réfugiait dans sa salle de cinéma qu'il avait lui-même élaboré. Une merveille de technologie à l'époque. On a retrouvé par la suite quelques bobines que l'on a pu visionner avant que le projecteur ne prenne feu : Paris, Marthes en tenue légère dans les bois, d'une poésie déconcertante.
Je vous écris dans le jardin inondé de soleil, tandis que les grenouilles et les crapauds, bourdons, tourterelles et autres êtres de la campagne se donnent la réplique. L'euphorie passée, les enfants se disputent déjà…
On y boit des mauresques et du sirop de violette, on y écris avec de l'encre couleur caramel, on y chausse des espadrilles humides, on y passe un coin de jupe aux fonds des gamelles avant d'y faire cuire les carottes histoire de chasser les araignées, on y lit sous la table pendant que maman récure la gamelle qu'elle vient de bruler, on y laisse les portes ouvertes…
"On dirait mamie!" me chante les enfants! Après le café et la clope, Chloé s'empresse d'aller chercher mes journaux intimes et se fait un malin plaisir à commenter les photos de moi que j'y avais collé…
Le repas terminé, la vaisselle achevée, on improvise une promenade, tantôt le petit-tour, tantôt le grand-tour. On n'oublie jamais d'aller embrasser madame Damas dans son jardin, on y photographie les animaux écrasés la nuit dernière, on y cueille les premières fleurs ou le colza, on y observe avec effarement les maisons construites à deux mètres d'intervalle les unes des autres alors que d'autres semblent abandonnées… A 21h, tout le monde est au lit avec le bouquin commencé il y a plusieurs mois, 1/4 d'heure plus tard, extinction des feux, tout le monde dors! Les coqs commencent à chanter, 7h du matin nous sommes de parfaite humeur, Chloé en pyjama chausse ses bottes de pluie pour aller chercher le pain et les croissants tandis que le café coule tout doucement, la journée peut débuter! Nous sommes dimanche, c'est la fête de la Saint-Georges à 7km du village, au programme, brocante, tour de poney, saucisses-frites à 10h du matin, fanfare locale, il fait beau, les premiers coups de soleil apparaissent…
Billet de mauvaise humeur, ou de lassitude aujourd'hui. Puisque après tout, il faut arrêter de se la jouer, ici il s'agit bien d'un Blog et de rien d'autre finalement! Je dispose d'une demi-heure pour rédiger ce post vite fait… Épuisée en ce moment… Je publie beaucoup moins d'articles… et pourtant mon quotidien est toujours aussi riche, motivant, déstabilisant, enrichissant. Tous les jours, quelque chose ou quelqu'un à photographier, toutes les semaines des sollicitations, des bouquins dans la boîte aux lettres, des découvertes d'artistes and co. Mais je me sens quelque peu étriquée dans ce blog… de par sa configuration, sa facilité de mise en œuvre mais aussi la rudesse d'en faire quelque chose de beaucoup plus vivant quand les codes HTML sont pour moi des hiéroglyphes! Toujours aussi passionnée, mais aussi démotivée. Parce que j'ai eu beau rechercher un binôme, fais quelques rencontres motivantes, le résultat est bien là je suis seule à courir de rendez-vous en rendez-vous, à photographier, à rédiger etc. Rien de dramatique mais un long soupir. J'ai beau aller me faire masser dans un string des plus sexy… rien n'y fait! Ce matin en recevant le livre "J'ai toujours rêvé d'être un artiste" du collectif Viiiz chez Tana Éditions, j'ai ressenti tout à fait cette sensation de la page à écrire, à remplir, à compléter…
"Vous avez toujours rêvé d’embrasser une carrière artistique sans jamais avoir osé ? Vous admirez ceux qui ont osé choisir cette voie, on dit souvent que vous avez beaucoup d’imagination, ou au contraire, vous pensez être incapable de dessiner ? Ce livre est fait pour vous décomplexer et vous permettre de vous glisser dans la peau de Gustave Eiffel, Karl Lagerfeld ou Andy Warhol. Tel un enfant devant son cahier de coloriage, lâchez prise et laissez-vous guider par vos inspirations et vos envies du moment qu’elles soient complètement loufoques ou plus réalistes."
J'aime bien que l'on me donne des ordres… au moins je sais où je vais! Alors une petite pose s'impose, une mise au vert, je prends évidemment mon beau livre pour les créatifs et vais tenter de devenir une artiste!
Il me reste 15 minutes… quoi vous dire, je déteste l'idée de venir ici raconter ma vie, mais finalement c'est peut-être ça le problème. J'ai cru que les images suffiraient à tout raconter… mais je m'aperçois que sans les mots, le contenu reste une vitrine vide… je m'interroge. Il y a aussi autre chose qui me taraude, c'est cette idée de se dire artiste, photographe, artiste photographe, photographe plasticien, photographe people, photographe de guerre, photographe de mode, de pub de ceci ou cela… je me fous de tout ceci, il faut toujours que l'on ressorte ces chères putains de boîtes dans lesquelles il faut rester enfermé, il faut que ce soit bien propre que ça ne déborde pas, bien lisse, que ça ne dérange pas… Oui, pour ne plus avoir peur d'être différent et jugé, surtout mal jugé, on entre dans le moule… Justement ce qui me fait vibrer c'est la provocation, les choses dérangeantes, les choses croustillantes et grinçantes… et bien je me l'interdit, oui tout bonnement et simplement… Et merde, c'est trop con de raconter cela ici… comment voulez-vous que des galeristes, journalistes artistes ou quiconque qui passe ici me file du boulot si je doute et raconte ma vie, il me reste 5 minutes et c'est tout à mon avantage, ça m'évitera de raconter encore des conneries… je me vois déjà ce soir ou demain effacer ce post… histoire de ne pas déranger, se dévoiler, raconter…
"Il est temps de devenir un artiste que vous avez toujours rêvé d'être" disent-ils!!
Edit du 26 avril 2010
"Dans le slip de ta mère" j'ai trouvé un titre…
Je vous suis, vous lis, vous observe mais même la mise au vert n'y a pas suffit… Pourtant très inspirée dans les premières heures de ces journées bucoliques, j'ai tartiné des pages de… sensations, pris des centaines d'images… mais là, tout de suite, maintenant, pas la force de réaliser ce post… trop long, trop de temps encore…
J'ai aimé les SMS d'encouragements : " Mon ptit doigt m'a dit : un vaste sourire et un baiser d'un giga sur ta journée : te voilà à l'abri sous cette ombrelle du genre…Happy, l'Alex oui?",
Guru, plus connu grâce à sa série d’albums révolutionnaires sous l’appellation Jazzmatazz dans lesquels il a collaboré avec de nombreux artistes comme Chaka Khan, Herbie Hancock, Isaac Hayes, Erykah Badu, The Roots, Macy Gray et David Sanborn est décédélundi 19 avril des suites d'un cancer à l'âge de 43 ans.
Je vous présente enfin mon nouveau joujou! Voilà 3 semaines que je ne le quitte plus. Il enregistre toutes mes conversations lors de mes rendez-vous, ainsi je ne passe plus à l'as les infos importantes. Quotidiennement en voiture, la radio est mon cordon ombilicale avec ce qu'il se dit, ou s'écoute en ce moment. Avant je devais faire de vraies figures artistiques pour réussir à choper mon carnet et mon stylo afin d'y noter le nom d'un groupe, l'auteur d'un livre, ou une phrase super intelligente. Ce temps est révolu, avec mon nouveau joujou, j'enregistre la radio! Yeah, si c'est pas merveilleux la technologie!! Des années que je dois m'acheter un clef USB, mais ce n'est jamais au bon moment au bon endroit, Fini, ça aussi! car avec ses 8G, je peux enfin copier mes petits dossiers, faut juste pas oublier le fil!!!
Et pour finir, je me délecte de regarder quelques films lors de ces longues séances d'attente (sur l'image ci-contre, "La face cachée des fesses" de Arte avec un Jean-Pierre Marielle en pleine action d'identification!!)
Bon je vous explique à présent. Ce blog est très peu commenté et ce depuis le début, pourquoi comment? voilà 3 ans que je me pose la question! en revanche, il est très bien visité quotidiennement… Alors Perrine de chez Top Achat m'a contacté pour tester ce baladeur Archos 3, 8 Go, rouge + écouteurs Techmobility-Tonik! Oui, oui, flattée par cette proposition, c'est en plus devenu mon accessoire indispensable. 88.90 € au lieu de 243.90 €sur Top Achat
Ils ont plein d'autres choses sur leur site à des prix défiant toute concurrence Lecteur MP3, iPod, ordinateurs portables… Bon je sais, ça sent un peu le sponsor par ici, mais très sincèrement j'assume pleinement, je ne l'ai fais que très rarement, et croyez-moi sur parole, si ça n'était pas bon, je ne vous en parlerais pas… Combien de sujets, oui combien?, dont je n'ai pas parlé ici parceque c'était mauvais? Combien de concerts, de rencontres de galeristes, d'artistes? combien d'heures perdues? Peu importe… je préfère ne rien publier plutôt que de descendre un artiste, un bouquin, une rencontre…
Succés retentissant en ce jour de vernissage pour l'exposition "The story Of" à la boutique Renoma. Les catalogues imprimés à 2000 exemplaires sont partis comme des petits pains! (2 000 clients potentiels!!!) Mais le clou du spectacle dont je ne suis pas peu fière, c'est ce livre d'or, ses120 pages, ses 12kgs et ses 50x40cm ! Pour tout vous dire un peu inquiète par le bête, j'attendais de le voir et de le toucher en vrai, dans la vraie vie, pour en rendre compte ici!!!
Tous les photographes présents ont pu y laisser leur dédicace, un moment émouvant. Restez branchés, les images du vernissage ne seraient tarder à être publiées… sinon, vous avez le blog renoma dont je m'occupe quotidiennement renoma.wordpress.com
Les rencontres peuvent se faire à chaque instant et à tous les coins de rues! Pour rencontrer Jacqueline Rollin, sculptrice, je n'ai pas eu besoin de tourner des heures en voiture dans l'espoir de trouver une place, non, à quelques centaines de mètres de la maison, Jacqueline propose dans sa demeure ses œuvres en terre glaise. Un atelier-vente à la maison, après de nombreuses expositions parisiennes, une nouvelle alternative à ces loyers exorbitants que proposent les galeries.
Jacqueline Rollin, ancienne élève de Sciences Po a fait carrière dans l'immobilier commercial. A son actif : sa participation à l'envolée des Quatre-Temps, du Forum des Halles et de la Galerie Claridge. Dans les années 90, elle demande avec insistance au sculpteur Petrus de la prendre comme élève… Le tournant de sa vie… Depuis, elle n'a de cesse, sans modèle, ni photographie, de donner vie à ces terres de multiples couleurs.
J'ai aimé cette rencontre dans cette grande maison de banlieue où l'atelier est au fond du jardin entre le bassin et les chaises longues, où le thé est servi dans une belle tasse de porcelaine, où les canapés sont couleur de lait virginal…
Vous pouvez retrouver une partie de son travail
à lagalerie Art Presentdu 24 avril au 21 mai 2010 79 rue Quincampoix Paris 3ème
Aujourd'hui, c'était jour de carnaval. Chloé chaque soir a fait ses essais! Tantôt mystérieuse, tantôt chocolatée ou tantôt Chantalia!!! Alors les fêtes imprévues à la maison, c'est un peu cela et un peu d'autres choses aussi!!!! A votre avis comment est-elle partie à l'école ce matin?
Maurice Renoma m'a chargé du Design Graphic du Catalogue de l'exposition et du Carton d'invitation. Plus d'un mois d'un travail acharné pour réfléchir et réunir cette très belle collection d'images.
En près de 15 ans de métier, je n'avais jamais eu le temps de partir au cul des machines pour suivre le processus d'impression. C'est chose faite! Me voilà levée à 5 heure du matin par une froide nuit d'avril pour prendre le TGV pour Nantes, direction l'Imprimerie Legovic.
Arrivée vers 10h, je signe les BAT, je découvre de nouveau l'envers du décors… et ça, j'aime!!!! Un bruit assourdissant, de l'encre, des bennes remplies de chutes, des plaques, des palettes de papier, une logistique très bien huilée… Alors au cul des machines, il ne se passe pas grand chose, on comprend juste l'ampleur de ce travail et de la responsabilité que cela engendre : choisir le bon encrage, le bon vernis… Je vous ai rapporté un petit film… (vous m'en direz des nouvelles!!!) Et puis quelques semaines plus tard, il arrive par une belle matinée sur Paris… Et là on feuillette, on tâte, on a peur, on angoisse… Et tout va bien… et le patron de vous féliciter…!!!
Évidement restez en ligne pour la suite des aventures de l'exposition… Car pour la première fois, 10 grands photographes qui ont suivi les Rolling Stones de 1964 à 2006, se retrouvent ensemble chez Renoma : Michael Cooper, Tony Frank, Claude Gassian, Gaëlle Ghesquière, Michael Joseph, Jean-Pierre Leloir, Gered Mankowitz, Dominique Tarlé, Maurice Renoma et Pierre Terrasson. Du noir et blanc à la couleur, de l’argentique au numérique, les photographes racontent à travers leurs différents objectifs, 40 ans de Rolling Stones avec pour la plupart, des photographies inédites.
Ou comment j'ai rencontré Bettina Rheims et son héroïne? Ou comment rendre l'utile à l'agréable? Ou comment croire à ce conte d'une jumelle à la recherche de sa sœur dans le Paris des années 30? Ou comment voir de gros seins et des sexes de femmes rasés de près? Ou comment apprécier des tirages parfaitement barytés? Ou comment avoir des visions du texte Nadja de Breton ? Ou comment aborder Fantomas, maître du temps et du mal absolu? Ou comment apprécier cette histoire de dédoublement et de jeu sur l'identité? Révélations? Paris m'a tuée? L'hypothèse du complot? La noyée de la Seine? Derrière le miroir? La fille au masque d'or? La mort mise à mort? La chute des larmes?
Jusqu'au 11 juilletBnF / Richelieu 58 rue de Richelieu Paris 2e Galerie de photographie
Maess, une toute jeune artiste née à Varsovie dont la production se concentre sur le dessin contemporain. Après une maîtrise en Design Industriel à l’Academie des Beaux-Arts de Varsovie, elle expose régulièrement son travail en Allemagne, Argentine, Portugal et en Pologne.
"Le travail de Maess est l’histoire d’un glissement, la représentation cauchemardesque des limites de la Passion. La série de 26 dessins invite à plonger, presque contre son gré, dans une danse macabre où se raconte les dernières heures en compagnie de l’ amant. L’amour est ici le vecteur sombre de l’indifférence vers la déchirure, de la jouissance à la coupure, du désir à la chute.Les fragments explosent hors cadre, les traits lacèrent, le dessin tente de fuir avec autant d’énergie qu’il en a fallut pour le réaliser."
Le dessin n'est pour moi pas un art évident, j'ai appris à l'apprécier aux contacts des étudiants et des protagonistes de la FID, et ça, ça change tout…
Je suis retournée flâner du côtés de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, ça faisait un bail que je n'y avais pas mis le nez! Cette rue est l'une des plus anciennes du quartier du Marais, puisqu'elle est ouverte dès le XIIIe siècle. Mais les choses changent!!!
Au 6 rue Saint-Merri, en passant, notre Bernadette nationale m'a interpellée, puis c'est au tour de Nicky d'attirer mon attention! Habitante du quartier, elle s'occupe de la boutique Addicted. Et me voilà à écouter, découvrir les derniers modèles de T-Shirt "Chez Marc", du Lady Gaga (hum!), du Madonna et surtout du Nina Hagen.
Totale Girly, la boutique est à la pointe de ce qu'il se fait à la Lady Gaga, je vais d'ailleurs vous éviter de mettre le clip "Telephone - Featuring Beyoncé", après il faut chercher, il faut découvrir les serres-têtes en plumes de Paon, ou les montures de lunettes bleues turquoises!!
Je vous emmène dans un beau et long voyage dans les coulisses de l'Opéra Comique lors de la représentation, le 19 mars 2010, de "L'amant Jaloux" mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau.
Comment en quelques mots… et beaucoup d'images vous conter cette aventure extraordinaire?
Avec L’Amant jaloux de Grétry, c’est l’esthétique de la France des Lumières qui revit dans un livret plein d’esprit et de finesse, et dans une partition éminemment mélodique dont le mouvement dramatique n’est pas sans rappeler Mozart, qui séjourne alors à Paris. Le directeur de la musique de la reine signe ainsi un chef-d’œuvre du genre, modèle d’un demi-caractère équilibrant la comédie et le sentiment.
La veille, grâce à cette générosité que seule Aline est capable, on me confirme un reportage à L'opéra Comique. Il y a des jours comme cela où tout est simple, facile, équilibré! Déjà trouver une place de stationnement à quelques mètres de votre lieu de rendez-vous, c'est tellement rare, qu'il est important de le souligner! Et puis cet accueil très chaleureux et cette rapidité avec laquelle on vous fait confiance, instantanément. Juste quelques minutes et me voilà dans les coulisses, les couloirs, les loges de cette institution qui d'ordinaire nous semble infranchissable. Visite des cintres, partie supérieure de la cage de scène, on y manoeuvre verticalement des éléments de décor ou d'éclairage. Tétanisée que j'étais par ce vide intersidéral sous mes pieds!! et ce n'est pas fini! 7e étage, on m'emmène sur une échelle, hum! serais-je capable de redescendre cette même échelle?! je grimpe et là, quoi, mais non, mais ce n'est pas vrai, je suis sur les toits de Paris! Là à ce moment précis, il ne s'agit plus de vertige, de peur panique, c'est pire, c'est beau et c'est indescriptible… J'ai juste eu le courage de faire 3 images!!! On redescend par une envolée de couloirs pour arriver sous la scène, oui, vous lisez bien, sous la scène, là où seuls les techniciens habilités peuvent y mettre les pieds! Une machinerie incroyable, des câbles… j'ai honte, ne m'en veuillez pas, je n'ai pas retenu la moitié des termes techniques de l'ossature de l'Opéra Comique… (mais cela va changer, je vous expliquerais dans un prochain poste pourquoi et comment!!)
30 minutes et c'est tout, on me présente la plupart des techniciens présents ce soir-là et CARTE-BLANCHE… oui, carte-blanche, on me laisse errer seule dans le dédale de couloirs, de portes à pousser, d'escaliers à monter, de cachettes à découvrir… et c'est juste palpitant!
Et comme par magie, je pousse la porte du maquillage, les chanteuses et les chanteurs se font pomponner mais aussi malmener par ces dizaines d'épingles à piquer dans les perruques, ces millimètres de maquillage. Pour fabriquer ces perruques avec de vrais cheveux, il faut en moyenne 7 jours… C'est ici aussi, que l'on bavarde, que l'on fait connaissance… Puis vint le moment du raccord, une répétition partielle avec l'orchestre de certains passages de la comédie, les chanteurs sont maquillés et coiffés mais pas encore costumés, c'est étonnant! Je me perds je ne sais plus où… 20h, la sonnerie retentit dans tout l'Opéra Comique, le public est invité à s'installer et les chanteurs à se préparer à entrer sur scène. Une introduction à l’œuvre de 30 mn avant la représentation. Une effervescence discrète, quelques tumultes dans les robes, quelques messes basses entre les techniciens, le rideau se lève.
Pour tout vous dire, il ne m'est arrivé que très rarement d'aller au théâtre ou à l'Opéra, parce que quoique l'on dise, le répertoire, le lieu, l'ambiance est moins accessible. que nos chères salles de concerts parisiennes. Mais j'ai découvert un univers de passion, de travail, d'ornements, de codes… une fois que l'on y prend goût, s'en est fini de toutes ces craintes. C'est exactement comme le fait de pousser la porte d'une galerie… ou de parler aux gens…
On me laisse le privilège d'assister à la représentation depuis les coulisses, là où il fait si sombre que l'on peut voir le public sans être vu d'eux… C'est l'envers du décors, de là où les ordres pour le changement de décor interviennent, là où les chanteurs, chanteuses sont avant d'entrer sur scène… de là aussi que l'on voit la représentation sous un autre angle!!
Pierre-Emmanuel Rousseau apparait, applaudit, c'est émouvant…c'est la fin, trois rappels plus tard, le rideau se baisse, tout le monde tombe dans les bras l'un de l'autre, c'est la consécration, l'accomplissement de mois de travail passionnés…
L'Amant jaloux - Direction musicale, Jérémie Rhorer / Atsushi Sakaï - Mise en scène, Pierre-Emmanuel Rousseau - Décors, Thibaut Welchlin - Costumes, Pierre-Emmanuel Rousseau et Claudine Crauland - Lumières, Gilles Gentner - Création maquillage et coiffure, Laure Talazac - Assistant Musical, Atsushi Sakaï - Assistante à la mise en scène, Charlotte Rousseau - Chef de chant, Christophe Manien - Diction française, Caroline Gautier - Coproduction : Opéra Comique - Centre de musique baroque de Versailles
Avec Magali Léger - Daphné Touchais - Maryline Fallot - Frédéric Antoun - Brad Cooper - Vincent Billier
L'Amant jaloux à l'Opéra Comique
******** COLLOQUES
L’Opéra Comique organise des colloques interdisciplinaires destinés à mieux appréhender les œuvres programmées et leur contexte de création. L’art officiel dans la France musicale du XIXe siècle
jeudi 8 et vendredi 9 avril de 10h à 18h Favart 2010, Tricentenaire de la naissance du dramaturge
mercredi 14 avril de 10h à 18h Entrée libre sur inscription au 01 42 44 45 76.
******* Je vous invite à visiter le blog argot des coulisses
Une merveille : Argot des coulisses - Histoire du théâtre - Institution - Lexique - Superstition
Un rendez-vous improvisé… il est très speed, elle est charmante, ils sont en retard, ils sont passionnés.
Nicolas Laugero Lasserre, fondateur d'Artistik Rezo et directeur de l’Espace Pierre Cardin présente pour la troisième édition, une exposition de sa collection d’art contemporain depuis ces dix dernières années. Anaïd Demir, journaliste et critique d’art indépendante (Journal des Arts, Nova Magazine, Beaux-Arts Magazine, Jalouse…) est en charge de la scénographie des 50 œuvres présentées.
L'histoire d'une rencontre où en très peu de temps, une exposition a pu se monter de toute pièce. "ça, je veux, ça non, surement pas…" voilà en quelques mots comment des œuvres accrochées au dessus du canapé, du bureau ou du guéridon de l'entrée, une collection personnelle devient une exposition particulière.
Les artistes présentés : Valerio Adami, Daniel Adel, Igor Andreev, Ben, Fred Bred, Butz & Fouque, Julie Chovin, Vladimir Clavijo Telepnev, Robert Combas, Aurélie Damon, Alain Delorme, Dran, Fabesko, Shepard Fairey, Dominique Fury Wati, Laurent Godard, Honet, Ilkie, Bahman Jalali, Daniel Johnston, David Lachapelle, Nicolas Ledoux, Le Marfan, Sam Lévin, Pascal Lièvre, Guy Limone, Marcos Marin, Philippe Mayaux, Jérôme Mesnager, Miss Van, Miss Tic, Olivier Mosset, Takashi Murakami, Tom Naumann, Jean-Michel Othoniel, Laurina Paperina, Philippe Pasqua, Françoise Pétrovitch, Hugues Reip, Reiner Riedler, Olivier Saillard, Space Invaders, Philippe Starck, Mariano Vargas, Victor Vasarely et Ellen Von Unwerth.
Anaïd me sert de guide, les toiles viennent à peine d'être déballées, elles sont juste posées à même le sol avec leur papier bulle, c'est beau, c'est comme de découvrir des paquets cadeaux rien que pour moi! (d'ailleurs pourquoi ne laisse-t-on jamais les œuvres comme cela?!)
Une pièce est dédiée aux choses naïves, poétiques, autour de l'amour, beaucoup d'œuvres liées au corps, une autre consacrée aux supers héros, plus loin aux pin-up.
Une belle adresse, 34 rue du Fg Saint Honoré, sur 3 niveaux, cave voutée, pierres apparentes…
Nicolas arrive donc, chargé de ses assiettes de Nicolas Ledoux, Combas, Starck… achetées aux enchères chez Artcurial pour Action contre la Faim.
Passionné, oui, cela ne fait aucun doute! Chez lui pas d'agent qui l'oblige à acheter telle ou telle pièce, se sont des coups de cœur, des rencontres d'artistes, des histoires… Chaque œuvre à son histoire, la photo avec Helmut Newton prise par Kamel Mennour, le Ben et sa feuille format A4 "L'amour c'est tout"…
Exposition "Encore, Encore…"
Gallery 34 du mercredi 7 avril au jeudi 29 avril 2010
34 faubourg Saint-Honoré 75008 Paris - Métro Concorde