Conceptualisation familliale!!!


dessin N&B de Laura Laine



une des questions est de savoir si on participe assez activement
à leur épanouissement, à leur ouverture d'esprit, à leur curiosité…
est-ce assez, est-ce bien?
en tout cas on tente de faire en sorte avec les moyens du bord!!!
Ce qu'on les aime ces gamins…
on les regarde grandir, changer, s'affirmer…
on crie, on espère, on parle, on pleure, on chante, on joue…
juste aujourd'hui envie d'une petite dédicace pour ces gamins qui me font perdre la tête…
parfois, souvent, mais si touchants…
Chloé et sa joie de vivre, sa folie créatrice, sa gentillesse, sa beauté
mais aussi Chloé et ses chansons qu'il pleuve ou qu'il vente (tout de sa mère!!! humhum),
ses bricolages, ses bidouilles jusque dans son lit…
Maximin et ses calins (les + beaux du monde),
ses tic toc, ses obsessions, ses voitures, ses exigences, sa sensibilité, ses chouinements…
Ahalala ces gamins ce qu'on les aime…
Bonnes vacances
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Créer, c'est communier
L’art constitue pour vous un univers privilégié, un monde à part, loin, très loin du monde réel.
C’est un monde magique dans lequel vous aimez plonger.
Vous trouvez dans cet endroit merveilleux une sensation d’absence de limites,
d’osmose, ainsi qu’un sentiment de possible...

Ce qui est avant tout recherché ici, c’est l’harmonie, la fusion parfaite et entière avec l’art pratiqué.
Violoniste ? Vous cherchez à ce que le violon vous livre tous ses mystères et à ce qu’il devienne
le prolongement parfait de votre propre main, sans distinction ni séparation.
Sculpteur ? Vous concevez l’argile comme une seconde peau, un second corps avec lequel s’unir…
Vous attendez ainsi une sorte de véritable relation amoureuse avec votre art qui devient peu à peu
le plus parfait des amants, la plus subtile des maîtresses…

L’univers artistique est aussi associé pour vous à l'idée de refuge possible, de cocon.
Comme l’expliquait le psychanalyste D.Anzieu, il est comme « un environnement maternel stimulant,
séduisant, enrichissant et soutenant ». Vous y voyez la possibilité d’une relation symbiotique,
fusionnelle, qui permet de se retrouver dans un monde sans heurt, un monde bienveillant qui rassure.
Il y a là quelque chose de l'ordre de la quête d'un amour total et parfait…

On pourrait penser ici à un Yehudi Menuhin en pleine communion avec son violon,
à un Fabrice Lucchini goûtant avec délices aux plaisirs de la diction ou encore à la calligraphe Fabienne Verdier
recherchant sans cesse « L’unique trait de pinceau »…

Pour vous, être artiste c’est donc avoir cette chance unique et magnifique de ne faire qu’un avec son art,
et de pouvoir s’y baigner tout entier, d’en être inondé. Vous semblez ainsi plus facilement attiré(e)
par des arts appelant de la douceur, de la subtilité, de l’harmonie et de la patience…

Quel(le) artiste êtes-vous ?
Un test à réaliser

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tiens tiens, en parlant d'artiste, je me repenche, grace à un ami Y,
sur le parcours de Sophie Calle, extrait :

Après avoir voyagé sept ans à travers le monde, Sophie Calle revient à Paris. Perdue, sans désir professionnel,
sans capacité précise, sans amis, elle décide de suivre des gens dans la rue: une manière de retrouver Paris
à travers les trajets des autres.
Bientôt, elle se prend au jeu, photographie, note ses déplacements, choisit un homme au hasard
et décide de le suivre à Paris puis à Venise: une manière de s’occuper.
Plus tard, la remarque d’une amie sur la tiédeur des draps, lorsqu’elle se couche auprès d’elle,
l’interroge. Elle décide alors d’inviter des gens pris au hasard à venir dormir quelques heures dans son lit.
"Je voulais que mon lit soit occupé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, comme ces usines
où on ne met jamais la clé sous la porte. J’ai donc demandé aux gens de se succéder
toutes les huit heures pendant huit jours. Je prenais une photographie toutes les heures.
Je regardais dormir mes invités. […]. Une des personnes que j’avais invitées à dormir dans mon lit
et que j’avais rencontrée dans la rue, était la femme d’un critique d’art. Quand elle est rentrée chez elle,
elle a raconté à son mari qu’elle était venue dormir huit heures dans mon lit et il a voulu voir de quoi il s’agissait.
Et c’est comme ça que je suis devenue artiste."
Conférence donnée le 15 novembre 1999 à l’Université de Keio (Tokyo)


Sophie Calle

Les Dormeurs, 1979.
Vue d’installation (détail)
Collection JMS, Paris
© Adagp, Paris 2007


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